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Un village authentique

A la découverte des vestiges du vieux village

Campé sur un coteau à quelques encablures de la mer, le village de Canet en Roussillon est un site préservé, emprunt d’authenticité catalane.

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L'église gothique Saint Jacques


Construite dans la seconde moitié du XIVe siècle, fut remaniée en 1510 et agrandie en 1694.

Le clocher fut également construit au XIVe , en « cairou », brique rouge locale. Les deux derniers étages s’effffondrèrent en 1563 et furent reconstruits la même année. Au-dessus de la porte d’entrée, on remarque une petite plaque de marbre sculptée vers 1200 par Ramon
de Bianya. Elle représente deux anges emportant une âme au ciel dans un linceul.

De part et d’autre de la porte, deux pierres gravées en 1227 et 1304 mentionnent, en latin, des legs à l’église et des créations de messes à la mémoire des donateurs défunts et de leur famille.

A droite, une inscription en catalan rappelle le premier remaniement de l’église : « l’any mil sinc cens y deu prime die de mag fou començada
la obra de caritat », c’est-à-dire : « l’an 1510, le premier jour de mai, fut commencée l’œuvre de charité ». Sur le seuil on lit : 1694, date de son agrandissement.

Sa particularité

L’église Saint-Jacques de Canet-en-Roussillon est dotée d’un carillon de cinq cloches fondues en 1897 par la fonderie Bollée au Mans. Elles donnent les notes Ré3, Fa3, Sol3, La3 et Do4. Trois d’entre elles (les plus grosses) peuvent sonner à la volée en mode “lancé-franc”, les deux plus petites sont fixes et sont uniquement tintées.

Possibilité d’entendre les 12 coups de midi des cloches de St Jacques : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Canet-en-Roussillon_-_cloches_Saint-Jacques_12_coups.ogg

Le château vicomtal


Mentionné dès le XIe siècle il a été maintes fois remanié par la suite.

Il est entouré d’une enceinte fortififiée, dont il subsiste des vestiges, notamment des tours et des remparts. L’intérieur du château est composé de plusieurs bâtiments, dont la chapelle Saint-Martin, le donjon et les logis seigneuriaux.

Au XIVe siècle, les vicomtes de Canet ont fait construire une nouvelle enceinte fortifiée, plus puissante. Au XVIIe siècle, un puits à glace fut construit, qui est l’un des plus beaux de la région en état de conservation parfaite.

Le château a été abandonné définitivement après la Révolution française. Il a ensuite servi de carrière de pierre pour les habitants du
village.

Sa particularité

Un puits à glace a été creusé en 1688 à l’ombre de la chapelle, au nord pour bénéficier du souffle froid de la tramontane et du côté de la Têt. Toutes ces conditions réunies permettaient le meilleur fonctionnement de la construction (réfrigération, évacuation des eaux…)

Les dimensions du puits, tantôt appelés « pou del glaç », ou  » pou del gel » ou encore « pou de la neu », sont : hauteur : 8,55 m / diamètre : 6,10 m / capacité : 100 m3

Les murs du puits à glace sont constitués de rangées alternées de galets et de briques. Afin de conserver la fraîcheur, un couloir doublement coudé donne accès au puit via une porte basse. Ce puits utilisait la glace formée en hiver par les eaux de la Têt recueillies dans des bassins aménagés à cet effet, mais surtout, la neige tassée provenant de la montagne. Cette neige fortement pressée dans ce puits se transformait en glace pour être utilisée durant les chaleurs.

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La tour d'enceinte

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Dite de « la bascule ».

En souvenir du pont-bascule municipal qui se trouvait tout à côté. Elle a été édifiée à la fin du XIVe siècle. La forte épaisseur de sa base, le talutage, la protégeait contre le tir des bombardes.

Au Moyen âge, Canet était ceint de solides murailles flanquées de 14 tours. On pénétrait dans la ville par trois portes dénommées de « la Fontaine », « de la Mer » et « du Moulin ».

La tour de la bascule est lune des deux tours d’enceinte de Canet-en-Roussillon qui ait survécu à l’épreuve du temps. L’endroit chargé d’histoire et empreint de la joie de vivre de l’artiste Flap qui a son atelier dans cette tour privée.

Le pressoir à bras

Symbole de l’intense activité viticole de Canet durant la seconde moitié du XIXe et la première moitié du XXe.

La plaine du Roussillon se couvrit alors de vignes grâce à l’arrivée du chemin de fer à Perpignan, en 1858, qui facilita beaucoup l’exportation du vin. Ce nouveau moyen de transport facilite le développement de la viticulture, qui devient une importante source de
revenus pour la région.

Jusque là, l’économie de Canet reposait avant tout sur la production de blé, d’orge, d’avoine, de fourrage, de pommes de terre et sur
l’élevage ovin. S’y ajoutera, plus tard, la production de fruits (abricots, pêches) et de légumes (salades, artichauts, asperges).

Le fonctionnement du pressoir était simple : le raisin est introduit dans la cuve, puis la presse est actionnée par des hommes ou des animaux. La pression exercée par la presse permet de séparer le jus du raisin des pépins et des peaux. Le jus est ensuite collecté dans des cuves et fermenté pour devenir du vin.

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Les boulets de canon

Incrustés dans le mur de façade d’une vieille remise en guise de porte-bonheur.

Ils semblent fifigés dans le temps, témoins muets d’une autre époque. Ils furent trouvés dans le sol lors du creusement des fondations
de cette bâtisse édifiée dans l’ancien fossé de la ville. Leurs formes arrondies et leurs aspérités rugueuses évoquent la violence de la guerre.

Ils avaient été tirés sur le mur d’enceinte de Canet par l’artillerie du prince de Condé en 1641. À l’issue de ce conflflit, le Roussillon et
une moitié de la Cerdagne furent annexés à la France par le traité des Pyrénées.

Les boulets de canon, témoins de cette histoire, sont aujourd’hui un symbole de paix et de prospérité. Ils veillent sur la ville, gardiens
d’un passé glorieux et d’un avenir radieux.

 

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